| Faut-il dire la vérité aux éléphants ? [extraits]

Un pervers narcissique n’offre pas de jonquilles. Celui qui croit apprendre de ses erreurs se trompe Quelquefois, on est prêt à toucher le fond pour trouver la forme. On ne demande pas à une épave si elle a fait bon naufrage. Né sous X, il devient acteur pornographique. Certaines déchéances sont difficiles à respecter. LesLire la suite « | Faut-il dire la vérité aux éléphants ? [extraits] »

| 69 selfies flous dans un miroir fêlé [extraits]

Je me shoote au chagrindes autres et du mienJ’élague les sanglotset dégorge les peinesJe fais des confituresde bourdons cafardeuxavec de vrais morceauxde tristesse dedansJe flaire le malheurà plusieurs kilomètrescomme un requin le sangqui pleure d’un blesséJ’ai besoin de ce fixpour planer à traversles plis de la journéeet les plaintes du soirJe sens monter les larmescommeLire la suite « | 69 selfies flous dans un miroir fêlé [extraits] »

| Un coeur lent [extraits]

aux polyamoureux J’aime être étouffé par l’étreinted’une ville inconnue et par ses labyrinthesquand tout sens de l’orientationvacille et devient incertainEnfant déjà, j’allais vers les fêtes forainespour leur Palais des glaceset dans les parcs à thèmesme perdre aux dédales de buisAujourd’hui encoreles tracés tortueuxcomme les pistes faussesme procurent un vertigequi fait battre vite mon cœurpourvu qu’ilLire la suite « | Un coeur lent [extraits] »

| Mademoiselle Grand et Monsieur Belle [extraits]

d’un chapeau de paille Quand on demande à Monsieur Bellecomment et où il va,invariablementil répond« vers l’été. »Pour mieux appuyer ses dires,il se coiffe d’un chapeau de paille.Il y emprisonnera dès juillet le soleil,(si l’occasion s’en présente,)et, affirme-t-il haut et fort,ne le libéreraqu’en échange d’une forte rançon. des vieillards Malgré tout ce qu’on peut lireLire la suite « | Mademoiselle Grand et Monsieur Belle [extraits] »

| Eboulis oubliés [extraits]

Moi aussi je voudraisavec les blocs de pierreslaissés à l’abandon(les souvenirs heureuxque tu as mis en taspour mieux les oublier)construire à l’identiqueun couple en tout semblableà ce que nous étionslorsque nous étions fiersgraves souvent jalouxQue sont devenus les fous riresqui savaient nous prendre la mainnos grands projets nos doux déliresont-ils suivi d’autres chemins ?Nous avonsLire la suite « | Eboulis oubliés [extraits] »

| Si tu me disais viens [extraits]

Nous voici rendusà nos solitudesNous voici rentrésdu voyage bleuVoici qu’il repleutet le soir éludeles jours et les jeuxqu’on croyait perdusNous avons trahiquelques habitudesNous avons faillivouloir être heureux La vie au lendemain de ma vie avec toine sera pas moins doucene sera pas moins bellejuste peut-être un peu plus courtepeut-être aussi moins gaieLa vie au lendemainLire la suite « | Si tu me disais viens [extraits] »

| Le sens de la visite [extraits]

C’est chaque fois plus durplus acéré plus noirça court de jour en jourà rebours de l’espoirça vous écrase un hommeça grince, ça patineça racle, ça cramponnemoi je reste à ma placeje tiens bon, je m’agrippeje m’accroche, je grimaceje plaide, je ploie, je pleureje tiens le coup, je mordssur ma chique je m’appliqueà voir plus loinLire la suite « | Le sens de la visite [extraits] »

| Un danseur évident [extraits]

un poco loco C’était une nuit de grand cynismeLa lune pleurait des maréesOn avait mis des chiens à tableDes colliers de larmes de loupAutour de la gorge des fillesChacun voulait battre son fouMais les fous ne se montraient pasEt restaient assis en silenceDans les coulisses du paradoxeLes enfants parlaient de me pendreDe me livrer auxLire la suite « | Un danseur évident [extraits] »

| J’arrive à la mer [extraits]

Ils savent le jour Ils savent le cheminIls savent comment conduire une vieLeurs chaussures sont d’usineleurs aventures aussiIls avalent le brouillard du matinIls savent dans quel sensils savent de quel droitTout est clair et pour l’heure ils sourientIls ne reculent pas ils ne raccrochent pasS’ils foncent à corps perdu, s’en donnent à cœur joiec’est enLire la suite « | J’arrive à la mer [extraits] »

| Retours [extraits]

Tout commence icipar des bruits d’enfanceremontant l’escalierpendant notre sommeilIls reviennent au soirles poings bleuisà force d’avoir frappéla neige entre les yeuxles chemins de l’écolesont les plus beaux retours Un théâtre chinoisque la nuit met en placeles ombres de chevets’affrontent sur le murLa main le loup deux doigts les féesl’index du chasseur tient en joueles menacesLire la suite « | Retours [extraits] »

| Alexandre Kosta Palamas [extraits]

Alexandre Kosta Palamas, – c’était unsoir de septembre à bord d’un ferry pour la Crètesur le pont-promenade à l’abri de l’embrun –m’incita d’allumer une autre cigarette.Le ciel en immolant l’océan par le feufrappait de cécité la côte chaviréequand j’appris de sa voix sourde et traînant un peuqu’il quittait pour la dernière fois le Pirée.L’espace pourLire la suite « | Alexandre Kosta Palamas [extraits] »

| Dés d’enfance [extraits]

Mon père, chaque soir aux alentours de 22 heures commençait à battre le rappel de nos animaux domestiques – chats, chiens, tortues et musaraigne – (le hérisson Jonas en raison du caractère strictement nocturne de ses activités bénéficiait de la permission de minuit). Si l’un d’entre eux venait à manquer, papa n’hésitait pas et passaitLire la suite « | Dés d’enfance [extraits] »

| J’arme l’oeil [extraits]

On marche On vole parfoisdes mots au paysageOn tournoie dans le ventOn prononce pierre et on la lanceOn épelle fleur et on la cueille.On murmure source pour boire.On pense que c’est là la vraie vie.dans laquelle tout se réinventeEt peut-être n’est-ce même pasune pensée solidemais la voix énervéed’un rêve qui revient. Reprendre tes imagesles déplacerLire la suite « | J’arme l’oeil [extraits] »